5 équipes partenaires : 17 personnes
Subvention : 500 keuros

CNRS – Villejuif
CNRS – Université Paris Sud
Université Paris Sud
Centre de Cancérologie Vétérinaire
SeleXel

Campagne 2007-2013 : NANOINTERFERENCE

Nano-vecteur pour application thérapeutique porté par Florence CABON (CNRS Villejuif)

Le séquençage du génome humain a permis d’identifier des gènes dont la dérégulation est à l’origine de nombreuses pathologies, au premier rang desquelles les cancers. C’est ainsi qu’il a été démontré que les sarcomes d’Ewing, cancers de l’os de l’enfant, résultent d’une fusion entre deux fragments de gènes, que la dérégulation du gène codant pour le récepteur des androgènes est responsable des cancers de la prostate, ou que la croissance des tumeurs est dépendante de gènes qui assurent leur vascularisation.

Une technologie de rupture, l’interférence ARN, récompensée par le prix Nobel en 2006, permet de bloquer l’expression de ces gènes. Son remarquable potentiel thérapeutique en cancérologie a été démontré dans de nombreux modèles expérimentaux. Pour utiliser cette technologie chez l’homme, il faut cependant faire pénétrer dans les tissus les molécules qui déclenchent l’interférence ARN, les siRNAs.

L’objectif de ce projet est de développer plusieurs classes de nanovecteurs capables de transporter spécifiquement les siRNAs au cœur des cellules tumorales et de démontrer leur innocuité et leur efficacité pour empêcher la croissance de cancers. Nous caractériserons l’effet antitumoral de l’association nanoparticule-siRNA dans des modèles de sarcome d’Ewing et de cancer de la prostate. La preuve de concept thérapeutique sera établie en bloquant le fonctionnement d’un gène qui assure la vascularisation de tumeurs mammaires se développant spontanément chez les chattes. Ce projet devrait ainsi permettre de faire rapidement bénéficier les patients de la remarquable spécificité et de l’efficacité de l’ARN interférence en cancérologie.

NANO-INTERFERENCE