Jean-Emmanuel SARRY, chercheur à l'Inserm

En tant que chercheur, quel est pour vous le potentiel de l’Oncopole de Toulouse ?
C’est un système intégré qui offre l’opportunité de passer d’une idée, d’un concept à un traitement pour le patient. On peut par étage successif passer de la recherche au médical ;
on a avec l’Oncopole tous les étages sur un même lieu. En ayant sur place l’organisation, les structures et les compétences, on a réellement l’opportunité de jouer ce jeu-là à Toulouse.

Quel type de recherche conduisez-vous au sein de l’Inserm à Toulouse ?
Le projet RESISTAML porte sur le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le traitement de certaines leucémies en ciblant spécifiquement les cellules souches leucémiques responsables des rechutes et du pronostic très sombre chez ces patients. C’est un projet de recherche translationnelle, à la jonction entre la recherche fondamentale et la recherche clinique. On a actuellement mis en place les outils nécessaires pour la validation de différents concepts thérapeutiques innovants avant leur passage en essais cliniques.

Quel est a été le rôle de la Fondation Toulouse Cancer Santé pour ce projet ?
Cela a été le point de départ pour enclencher mon retour des Etats-Unis et mon installation à Toulouse. La Fondation Toulouse Cancer Santé nous a mis le pied à l’étrier ; ça a été la première concrétisation du projet, on a ainsi pu financer plusieurs recrutements et installer différents modèles murins, cœur de ce projet ambitieux. Sans la Fondation, cela n’aurait pas été possible. Après, la délégation régionale de l’INSERM a pris le relais et nous a accompagnés et soutenus. Pour nous, c’est un bel exemple d’un premier essai réussi. Maintenant, nous devons le transformer rapidement pour poursuivre cette aventure et compétition !