Jean-Jacques FOURNIE, directeur du CRCT (Centre de recherche en Cancérologie de Toulouse)

« Cet ensemble va concentrer les acteurs de la recherche et du soin sur un site unique. Les dons vont permettre de financer cette jonction essentielle à la lutte contre le cancer et permettre l'implantation sur le site des nouvelles technologies d'imagerie et d'exploration génétique des cancers. Des nouvelles technologies coûteuses, mais indispensables au diagnostic de la maladie ; alors, donnez ! ».

Pouvez-vous nous présenter votre perception de l’Oncopole.
L’Oncopole, c’est, sur un même lieu géographique, une structure regroupée autour du cancer. Le cœur du réacteur est l’Institut Universitaire du Cancer, entouré de partenaires multidisciplinaires (Etablissement Français du Sang, l’ITAV, etc) et de partenaires industriels (Laboratoires Pierre Fabre, Sanofi, etc). L’Institut en lui-même comprend une composante « recherche » et une composante « soins ». C’est cet ensemble intégré sur un même lieu, qui permet à chacun d’exercer son activité en étant connecté aux autres.

Quelle est la spécificité du Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (CRCT) ?
C’est un nouveau centre de recherche regroupant des équipes de l’Inserm et de l’Université Paul Sabatier. Il comprend 4 départements de recherche fondamentale et appliquée en liaison directe avec les spécialités de l’Institut (cancers de la femme, cancers du sang, cancer de la peau, radiothérapie, etc). La recherche va ainsi se concentrer sur la médecine dite « translationnelle » avec la mission d’apporter de nouvelles technologies capables d’accélérer et d’affiner le diagnostic d’un cancer en cherchant, par exemple, à comprendre pourquoi certains cancers récidivent ou d’autres résistent aux thérapies conventionnelles.

Quelle place va occuper cette nouvelle entité dans le monde de la recherche ?
Ce pôle de recherche est en voie de devenir compétitif au plan international. J’en veux pour preuve le succès rencontré au plan mondial par le recrutement de chercheurs en cours ; nous avons été très agréablement surpris par le grand nombre de candidatures reçues, une trentaine environ, et leur très grande qualité. Un jury international et indépendant sélectionnera d’ici fin juin 2 ou 3 équipes de 1er plan. C’est une opération emblématique de l’ambition de l’Oncopole.

Quel regard portent justement sur l’Oncopole ces candidats venus de l’extérieur ?
Ces candidats sont attirés tout à la fois par ce site très actif sur le plan universitaire, par la proximité avec la recherche publique, par l’intégration au sein d’un véritable continuum avec les industriels et l’environnement technologique dont bénéficie Toulouse. Autant d’éléments qui constituent pour eux des garanties sur la qualité de ce nouveau campus de cancérologie.

Quel est votre message pour inciter le grand public à soutenir financièrement la recherche médicale conduite au sein de l’Oncopole ?
Cet ensemble en cours d’achèvement va concentrer les acteurs de la recherche et du soin sur un site unique. Les dons vont donc permettre de financer cette jonction essentielle à la lutte contre le cancer et surtout permettre l’implantation sur le site des nouvelles technologies d’imagerie et d’exploration génétique des cancers. Ces nouvelles technologies sont coûteuses, mais désormais indispensables au diagnostic plus précoce et plus précis de la maladie ; alors, donnez.