Jean-Philippe GIRARD, Directeur de l’IPBS

« L’Oncopole constitue un potentiel très fort pour la recherche et ses applications, et la générosité du grand public et des entreprises est très importante pour la financer ».

Le Grand prix de cancérologie de l’Académie des sciences vous a été décerné suite à une découverte majeure que vous avez faite dans la lutte contre le cancer ; comment jugez-vous le niveau de la recherche dans cette discipline en Midi-Pyrénées ?
Si elle est d’un très bon niveau dans certains domaines comme l’hématologie ou le cancer du sein, on est globalement à égalité avec les autres grandes villes de province comme Lyon, Marseille ou Montpellier. Mais avec l’Oncopole et grâce au recrutement de chercheurs à l’international, on peut espérer d’ici 5 à 10 ans décupler nos forces et être numéro 2 derrière l’Institut Curie et l’Institut Gustave Roussy qui sont ex-aequo aujourd’hui.

L’Oncopole est pour vous une grande opportunité pour la recherche ?
L’Oncopole est un hôpital dédié au cancer dans lequel on crée un centre de recherche dans une proportion multipliée par 5 voire 10 par rapport à ce qui existe aujourd’hui à l’Institut Claudius Régaud. L’Oncopole, c’est donc des patients, puis de la recherche au pied du malade, et enfin des entreprises – grands industriels, PME ou start-ups -. L’ensemble constitue un potentiel très fort pour la recherche et ses applications.

Vous êtes membre du Comité Scientifique de la Fondation Toulouse Cancer Santé ; quel est sa fonction au sein de l’Oncopole ?
La Fondation Toulouse Cancer Santé soutient l’innovation à l’interface des infotechnologies, des nanotechnologies et des biotechnologies ; elle contribue aussi à rapprocher les chercheurs fondamentaux des chercheurs cliniciens et ainsi à dynamiser la recherche. C’est très important qu’il y ait ce dialogue, ce rapprochement.

La générosité du grand public vous a fortement aidé pour arriver à votre découverte. Quel est votre message pour inciter le plus grand nombre à soutenir la recherche contre le cancer ?
La générosité du grand public et des entreprises est très importante pour financer la recherche sur l’Oncopole. Il faut soutenir la recherche translationnelle. On ne va pas pouvoir faire sans les donateurs. Il faut à tout prix que les dons arrivent.