Le traitement des tumeurs de la peau et notamment du mélanome, connaît depuis ces dernières années de profonds bouleversements qui ont abouti à une amélioration remarquable du pronostic.

Porté par le Professeur Thierry Levade, CRCT (Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse)



Le traitement des tumeurs de la peau et notamment du mélanome, connaît depuis ces dernières années de profonds bouleversements qui ont abouti à une amélioration remarquable du pronostic. L’immunothérapie, qui vise à éduquer notre système immunitaire contre les cellules cancéreuses, a permis d’obtenir une régression totale du cancer et une survie à long terme chez certains patients. Malgré ces avancées majeures, une proportion encore trop importante de patients résiste à ces traitements ou présente des effets secondaires sévères. L’enjeu est double: faire bénéficier le maximum de patients atteints de mélanome des progrès de l’immunothérapie et élargir ces succès à d’autres cancers.

Au CRCT (Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse), l’équipe de recherche dirigée par le Professeur Thierry Levade a découvert que les cellules de mélanome stockent certains corps gras (appelés sphingolipides), ce qui accentue leur agressivité et leur capacité à résister aux traitements dont l’immunothérapie. Les travaux récents de cette équipe démontrent qu’en agissant sur ces graisses, il est possible d’améliorer très fortement l’efficacité de nouvelles immunothérapies.

88 000 €

Subvention allouée par la Fondation

Des expérimentations sont aujourd’hui indispensables pour étendre ces conclusions, progresser dans la compréhension des mécanismes sous-jacents et réaliser des essais cliniques. Ces études permettent de prévenir les récidives et d’agir sur les tumeurs résistantes aux immunothérapies.

Le soutien financier de la Fondation contribue à l’achat d’équipements (station d’acquisition et d’analyse de la réponse immunitaire contre les tumeurs) mais aussi au salaire d’un chercheur en immuno-oncologie.

Ce projet sera conduit en collaboration avec les oncologues de l’Institut Universitaire du Cancer (IUCT-O), les chercheurs du CRCT et ceux du LAAS-CNRS (Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes).