Immunité antitumorale : comprendre l’efficacité des lymphocytes T cytotoxiques
Le rôle clé des lymphocytes T dans l’élimination des cellules cancéreuses
Notre système immunitaire repose en grande partie sur les lymphocytes T cytotoxiques (CTL) pour reconnaître et détruire les cellules tumorales. Cependant, tous les CTL ne présentent pas la même efficacité.
En effet, nos travaux antérieurs ont mis en évidence l’existence de sous-populations distinctes. D’un côté, certains CTL se comportent comme de véritables « super tueurs », capables d’éliminer rapidement plusieurs cellules cancéreuses. De l’autre, certains CTL montrent une activité cytotoxique plus limitée et peinent à atteindre leurs cibles.
L’influence du microenvironnement tumoral
Dans ce contexte, ce projet a pour objectif de déterminer les mécanismes moléculaires et fonctionnels qui confèrent aux super tueurs leur efficacité exceptionnelle. Par ailleurs, il vise également à comprendre comment leur comportement est modulé par le microenvironnement tumoral.
Une approche innovante en imagerie de pointe
L’Pour répondre à ces questions, nous utiliserons des technologies d’imagerie de nouvelle génération, capables d’explorer les interactions cellulaires à l’échelle nanométrique, notamment la microscopie par expansion.
Grâce à cette approche, nous pourrons visualiser la formation des synapses immunitaires, c’est-à-dire les contacts physiques entre les CTL et les cellules cancéreuses. Ensuite, en comparant les synapses formées par les CTL très efficaces et peu efficaces, nous chercherons à identifier des motifs moléculaires spécifiques expliquant leurs différences de comportement.
Des modèles expérimentaux aux échantillons de patients
Dans un second temps, cette méthodologie sera étendue à des échantillons tumoraux de patients. Cette étape est essentielle pour analyser ces interactions dans des cancers humains réels, en particulier dans le mélanome.
Ainsi, cette approche permettra de relier les observations expérimentales à la réalité clinique.
Perspectives cliniques et translationnelles
À terme, l’objectif est double. D’une part, développer de nouveaux outils pour évaluer l’efficacité des lymphocytes T des patients face aux tumeurs. D’autre part, identifier des caractéristiques moléculaires ciblables afin d’optimiser les immunothérapies anticancéreuses.
En conclusion, ce projet ambitionne de faire le lien entre recherche fondamentale et soins aux patients, contribuant ainsi au développement de traitements personnalisés basés sur les lymphocytes T, plus efficaces et durables.